«Confinés mais pas déconfits» : récollection en ligne des associés et amis des Eudistes

C’est une décision courageuse que Michèle Capou, coordinatrice des associés et le P. Bernard Heraut, délégué provincial ont prise en proposant aux associés de la Province de France de ne pas annuler leur temps de retraite ou récollection annuelle, inscrite au calendrier d’année depuis le congrès de 2019. Tout le monde se demandait bien comment ça allait se passer. Certes depuis quelques temps la Province de France avait mis en place des temps de prière et on a vu les formats varier et s’adapter au fil du temps mais… une recollection !

Et bien, ça a marché ! la rencontre a eu lieu !

Comme de coutume chaque participant a reçu par avance le programme de la rencontre. Temps de prière, temps de réflexion personnelle, temps d’échange avec apports du prédicateur se sont enchainés tout au long de la journée. Certains ont même pris leur repas en commun, via la plate-forme pour poursuivre les échanges du matin dans la bonne humeur qui caractérise chacune de nos retrouvailles.

Le thème de la journée était : « de l’autre à l’Autre » avec la figure de Mgr Pierre Claverie. Hasard ou coïncidence : ce vendredi 8 MAI nous célébrions précisément la mémoire du Bienheureux Pierre Claverie et de ses 18 compagnes et compagnons, témoins en Algérie, à leur manière, de l'amour sans frontières et de la force du vivre ensemble en paix.  

C’est précisément cela que nous avons médité d’ailleurs : le contenu et la force du témoignage, à partir des écrits de Pierre Claverie, en lien avec la manière qu’a saint Jean Eudes de parler du martyre. Le dialogue, la religion / les religions, la vérité, la souffrance, mourir à soi-même, vivre et mourir… Chacun est reparti avec la conviction que si Jésus lui-même laisse la question de la vérité en suspens, sans répondre à Pilate qui demande « qu’est-ce que la vérité », en se laissant conduire jusqu’à la mort et la mort de la croix, il nous donne une réponse par ses actes. Finalement, c’est en laissant l’amour aux commandes que le dialogue devient possible au-delà des lignes de fracture, que la vérité se lit plutôt qu’elle ne se dit. Et l’amour en tant qu’il est don de soi peut engendrer des morts à soi-même et des souffrances. Alors le chrétien en arrive au paradoxe que « Vivre, c’est toujours mourir un peu ».

Back to top
Les cookies nous permettent plus facilement de vous proposer des services. En utilisant nos services, vous nous autorisez à utiliser des cookies.
Plus d' informations Ok